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07, 2026

Le Président Vahagn Khatchatourian a rencontré le Premier ministre Nikol Pachinyan

Le Président de la République, Vahagn Khatchatourian, a rencontré le Premier ministre Nikol Pachinyan au Palais présidentiel.

Président Vahagn Khatchatourian : Monsieur le Premier ministre, je suis heureux de cette rencontre. Nous avons eu l’occasion de parler des élections, bien entendu, nous en avons discuté à de nombreuses reprises, mais il est très important de pouvoir nous exprimer officiellement et publiquement dans ce format, afin de présenter également nos évaluations.

Tout d’abord, je tiens à féliciter chacun d’entre nous à l’occasion de la tenue, en République d’Arménie, d’élections démocratiques nationales régulières, car après ce qui s’est passé en 2021, beaucoup pensaient, permettez-moi de le dire ainsi, que nous n’allions pas avoir des élections régulières, mais de nouveau des élections anticipées.

Cependant, la réalité a montré que lorsque le pouvoir dispose d’une vision claire, d’un programme, d’objectifs précis et qu’il les met en œuvre, les institutions politiques et étatiques fonctionnent, et nous sommes arrivés à l’étape des élections régulières, ce qui constitue un moment très important.

À cet égard, les élections de 2026 marquent une nouvelle étape importante dans le développement politique de la République d'Arménie. Nous devons également l’évaluer à sa juste valeur. Il était également très important que nos citoyens aient répondu présents et qu’ils aient participé activement au processus.

Je saisis cette occasion pour exprimer ma gratitude à tous les citoyens de la République d'Arménie qui ont participé activement aux élections et ont voté pour la force politique qui constitue actuellement la majorité au Parlement. Je tiens à vous féliciter personnellement, ainsi que le parti « Contrat civil », pour la confiance accordée par nos citoyens et pour le fait qu'aujourd'hui, grâce à cette majoritaire, l’Assemblée nationale a été formée et elle guidera également notre pays au cours des cinq prochaines années.

Je souhaite toutefois attirer l'attention sur un point important: les relations entre la société et le povoir, j'ai moi-même longtemps étudié cette question d'un point de vue purement académique, cherchant à comprendre comment ces relations évoluent et se concrétisent . Dans ce cas précis, ces élections constituent le résultat de ce processus: elles représentent, d’une part, une évaluation du travail accompli au cours des cinq dernières années et, d’autre part, une appréciation des attentes présentées au peuple par le parti « Contrat civil » lors de la campagne électorale.

Et maintenant, le parti « Contrat civil » a reçu les votes des citoyens, qui orienteront le gouvernement, l’autorité qui sera bientôt formée et qui nous guidera vers un avenir où nous, c’est-à-dire les électeurs, aurons la certitude de vivre dans un environnement plus sûr en Arménie, de devenir un pays véritablement prospère et de voir tous les programmes présentés se concrétiser.

Je voudrais également souligner un dernier point de manière particulière : nous organisons effectivement des élections dans un contexte de paix, et la paix est aujourd’hui établie en Arménie. Nous avons réussi et par « nous », j’entends les autorités, le Gouvernement dans ce cas précis, ainsi que vous-même, grâce à la politique étrangère équilibrée que vous menez, à parvenir à une situation dans laquelle nous n’avons désormais, en substance, plus de différends avec nos voisins susceptibles de conduire à une situation de guerre. Au contraire, la situation actuelle crée de véritables opportunités pour établir définitivement des relations diplomatiques avec nos voisins, instaurer des relations de bon voisinage et œuvrer dans un esprit de bénéfice mutuel.

Premier ministre Nikol Pashinyan : Merci, Monsieur le Président, pour vos félicitations. Je suis ravi de cette rencontre.

Nous avons également recueilli de nombreuses informations sur les processus mis en œuvre durant cette période : les impressions et les opinions des citoyens.

Oui, des élections législatives régulières ont eu lieu, et le parti « Contrat civil » dispose de la majorité des sièges au Parlement. Nous formerons donc le Gouvernement. Bien entendu, la campagne électorale a été particulièrement intense, et elle a également constitué pour nous, et pour moi personnellement, une occasion très importante de renforcer le contact direct avec le peuple et les citoyens. Nous avons également recueilli, au cours de cette période, de nombreuses informations sur les processus en cours, ainsi que sur les évaluations, les impressions et les opinions exprimées par les citoyens.

Il est évident que les citoyens soutiennent l’agenda de la paix, et la paix établie a joué un rôle significatif dans leur choix électoral. Selon mes impressions, les projets de construction d’écoles et de jardins d’enfants, les investissements publics d’envergure réalisés par le Gouvernement, ainsi que les réformes sociales ont également eu une influence importante. Cependant, à l’issue de ces élections, nous avons également été confrontés à un certain nombre de problèmes concernant lesquels une insatisfaction et des critiques existent au sein de la population à l’égard du Gouvernement, de l’État et de ma propre personne.

Ces problèmes concernent avant tout les domaines de la justice et de l’équité. Il m’est quelque peu difficile de le dire, car je comprends que la question qui se pose ensuite est la suivante : pourquoi ces problèmes n’ont-ils pas été résolus au cours de ces huit années ? Sur ce point, j’ai bien entendu des explications et j’ai déjà apporté des éclaircissements, notamment en raison des garanties constitutionnelles d’indépendance dont bénéficient certains secteurs du système judiciaire.

En général, ces élections ont toutefois fait apparaître de nouveaux défis. La distribution massive de pots-de-vin électoraux a mis en évidence les vulnérabilités de notre État, auxquelles nous devrons inévitablement réfléchir. Face aux phénomènes positifs comme négatifs apparus au cours du processus électoral, notre réponse est la suivante : nous devons poursuivre et accélérer le processus de réformes, et, au contraire, nous devons saisir cette occasion pour procéder à une véritable relance de l’ensemble de notre agenda de réformes, en commençant par la lutte contre la corruption et en poursuivant par les réformes institutionnelles et économiques. Bien entendu, pour cela, nous avons reçu suffisamment d’énergie et un mandat clair de la part des citoyens de la République d’Arménie. Il est évident pour moi que nous devons réexaminer notre agenda de réformes, identifier ce qui n’a pas été suffisamment efficace, constater les domaines dans lesquels nos objectifs stratégiques n’ont pas encore été atteints et prendre des décisions ainsi que mettre en place des facteurs supplémentaires afin d’y parvenir.

Une chose est claire : la démocratie en République d’Arménie est irréversible. Lorsque nous parlons de démocratie, nous entendons avant tout que le pouvoir appartient au peuple. Il est bien sûr préoccupant que des tentatives visant à confisquer le pouvoir du peuple aient eu lieu. Mais il est également important de constater que ces tentatives n’ont finalement pas permis d’obtenir les résultats escomptés par leurs auteurs. Au contraire, elles nous ont permis d’identifier certaines réalités et nous permettront d’agir de manière plus ciblée et plus efficace afin d’exclure de tels phénomènes lors des prochaines élections. L’amélioration continue du système électoral constitue également un enjeu important, tout comme la garantie de la transparence du financement des partis politiques, des médias et des organisations, etc.

Mais, certainement, notre principal engagement électoral reste d’assurer une croissance économique annuelle moyenne de 6 %, et nous devons concentrer nos efforts sur cet objectif. Et, franchement, je trouve cela réaliste, en constatant et en ressentant la volonté des citoyens de la République d'Arménie de travailler et de créer par le travail une prospérité pour leurs familles et, par conséquent, pour le pays et l'État, ce qui est évidemment très important.

Je dois également souligner qu’après les élections, nous observons une accélération de l’activité économique, ce qui signifie que les résultats du scrutin ont également suscité un certain enthousiasme.

Certes, au cours de la période électorale, certaines difficultés sont apparues concernant l’Union économique eurasiatique. Toutefois, lorsque des problèmes surgissent, ils peuvent également ouvrir de nouvelles opportunités, notamment celle de transformer une politique étrangère équilibrée et fondée sur l’équilibre en une politique économique également équilibrée et orientée vers la diversification. Nous en observons déjà les premiers signes.

Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas de difficultés. Je pense que les difficultés existent toujours, au quotidien. La question essentielle est de savoir dans quelle mesure nous sommes capables de les gérer. Je suis convaincu que nous saurons les surmonter avec succès, notamment grâce à votre soutien.

Je tiens également à vous remercier pour votre soutien à l’action du Gouvernement au cours de la période précédente. Nous aurons prochainement l’occasion d’échanger sur le nouveau Gouvernement qui sera formé. Son programme devra également être adopté et, bien entendu, mis en œuvre. Je vous remercie.  

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